CRUAUTÉ. n. f. Plaisir qu'on éprouve à faire souffrir ou à voir souffrir. Exercer sa cruauté sur des innocents. Traiter ses ennemis avec cruauté. User de cruauté envers quelqu'un. Par extension, La cruauté du tigre, du lion.
Définition de l'académie française.
Tout d'abord je trouve cette définition totalement stupide, du moins par son exemple : « La cruauté du tigre, du lion. » qui est en totale opposition avec sa définition. Car pour user de cruauté il faut être un être pensant, donc humain, non pas que les animaux soient stupides loin de là, mais ils ne savent pas faire la différence entre le bien et le mal, seul l'homme a cette faculté. Par conséquent le lion ou le tigre ne sont pas cruels, mais ils répondent à leurs besoins en se nourrissant de proies et cela sans cruauté aucune, car les proies chassées ne sont pas des innocents, mais des maillons de la chaîne alimentaire.
Néanmoins, je crois que certains animaux possèdent une âme comme nous sans nos facultés intellectuelles, ils ne connaissent donc que très peu de sentiments, pour certaines espèces, l'amour... Certains matérialistes diront que votre chien vous aime car vous lui donnez la pattée, mais il n'en est point. Un fait est certain, les animaux peuvent souffrir comme nous, comme vous, à partir de là, « nous » soit disant, espèce la plus évoluée, nous nous devons d'éviter de faire souffrir ses animaux, malheureusement nous faisons tout le contraire.
La cruauté envers les animaux à travers le monde dépasse l'imagination, pour une meilleure productivité, pour satisfaire les consommateurs, toujours plus friands de goûter à de nouveaux mets, plus rapidement, sans même réfléchir à la formidable création que leur estomac s'apprête à digérer.
Nous touchons le paroxysme, certaines espèces génétiquement modifiées ne verrons pas un rayon de lumière durant leur courte existence ou ils seront goinfré afin d'atteindre une meilleure valeur marchande pour leur propriétaire. Entassés les uns sur les autres par centaines de milliers comme si leur création était imparfaite, ainsi condamnés pour l'éternité à vivre et mourir sans le moindre « plaisir ».
N'avez-vous jamais vu votre chien jouer ? S'amuser ? Croyez vous cela différent d'un enfant qui joue ? Pensez juste que les animaux reste au stade d'un jeune enfant, toujours émerveillé par ce qui l'entoure, ils veulent vivre comme nous, et nous en avons fais des animaux condamnés avant de naître, déjà vendus et emballés, par paquets de millions.
Tout les jours ils meurent dans des conditions épouvantables. Certains auront la chance de mourir par crise cardiaque entouré de 30000 congénères, enfermé dans le noir. Et quand une lumière arrive enfin, c'est celle des torches leur indiquant où se diriger pour l'ultime voyage, certains auront à nouveau la chance d'être tué sur place, pour d'autre commence une longue route, en camion ou train, sans nourriture, ni eau, pour plusieurs jours embraqués dans de petites cavités sombres et humides. Quand ils arrivent sur place, ils auront l'occasion la plupart du temps d'apercevoir un rayon de soleil entre le camion et l'entrepôt, dans le cas ou ils sont sur le dessus de la pile de corps entassés dans le chargement.
D'après les espèces et pour la plupart ils sont suspendus par les pattes, les poules seront acheminées en file indienne et vivante vers un four ou elle seront amputées de leur tête et plongée dans un bain d'eau bouillante. Les cochons seront cuit vivant dans un bain d'eau bouillonnante, d'autres pour un autre type de produits seront frappé, assommé, électrocuté, et enfin égorgé laissant se déverser l'entièreté de leur précieux sang qui fera l'appétit des fins gourmets de notre monde. Pour les bovidés une machine s'occupera de les retourner vivant sur le dos afin de présenter leur cou aux lames qui tranchera net la gorge, un employé sera chargé d'arraché les restes de trachée et d'artères. La bête est enfin relâchée dans un box d'un m² pataugeant dans le sang de ses congénères et le sien, elle tente de se relever vainement comme si rien ne s'était passé, ne comprenant pas vraiment pourquoi elle a mal... Elle prendra 5 à 10min d'après sa résistance pour mourir complètement affalée dans une marre de sang. Dans les heures qui suivent elle atterrira dans 200 assiettes, découpée et répartie de façon à tirer le meilleur parti d'elle et de faire le plus de bénéfices.
Vous avez bien compris qu'on ne parle pas là de boucher de campagne, mais bien de production abusive, de surconsommation et de cruauté gratuite envers notre nature. Qu'on ne me dise pas qu'il s'agit de la lois du plus fort, car ça n'a de valeur que dans un milieu naturel et la il n'en est rien...
Mais l'exemple le plus frappant est celui de la fourrure, on peut citez les chiens dépecé vivant, tout d'abord brièvement étourdis par un coup de machette ou tapé violement sur le sol, une, deux, ou trois fois. De fines incisions seront faites au quatre pattes pour commencer le dépeçage vivant, une fois toutes les pattes dépecées, on fait une dernière incision au niveau de la queue et on peut des lors arracher très fort la peau de celle-ci en remontant vers la tête, bien sur les mouvements, cris d'agonie, et spasmes de l'animal n'arrêtent en rien le travail. L'étape la plus difficile est la tête, mais en tirant fort on y arrive. Le corps dépecé et vivant de la bête est jeté sur un tas de corps plus anciens, d'où s'échappent quelques bruits et respirations. Sur le corp on ne distingue plus que les cils resté intactes et les yeux de l'animal qui tente malgré lui de se relever ou de se lécher douloureusement.
Tout ça pour dire que la cruauté est bien humaine, je reprendrai donc une expression bien végétarienne mais pleine de bon sens : « A chaque fois que vous vous asseyez devant votre assiette, vous faites un choix ».
Mieux connaître notre nourriture, c'est mieux connaître notre monde, et ne pas faire bêtement ce que d'autres hommes on fait avant nous, alors pensez-y en regardant votre assiette, d'où vient cette viande, ou plutôt de qui vient elle et qu'elle vie misérable l'animal a-t-il eu.
Je terminerai par un passage de la Bible...
Bible Genèse 1 - 29 : (Après avoir créé l'homme ...)
« Dieu dit : " je vous donne toute herbe portant semence sur toute la surface de la terre, ainsi que tous les arbres fruitiers portant semence; ce sera votre nourriture." »
David